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Découvrez nos analyses par pilier thématique sur la politique, l'économie et la société en RDC.
La persistance des conflits armés dans l’Est de la République Démocratique du Congo affecte profondément le marché du travail et compromet les perspectives de développement économique à l’Est.
Après un accord signé en 2019 à Kigali entre 54 États, le continent africain a lancé en 2021 l'entrée en vigueur de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). Inspirée de modèle européen, la ZLCAF marque une étape majeure dans l'histoire économique du continent En réunissant plus de 50 pays africains dans un marché unique, cette initiative vise à faciliter les échanges commerciaux, réduire les barrières douanières et renforcer l'intégration économique africaine.
La maladie à virus Ebola est une maladie rare, mais grave, souvent mortelle chez l’humain. Trois virus différents sont connus pour être à l’origine de flambées majeures de maladie à virus Ebola : le virus Ebola, le virus Soudan et le virus Bundibugyo. Le taux de létalité moyen de cette maladie est d’environ 50 %. Au cours des flambées précédentes, les taux sont allés de 25 % à 90 %. Des soins de soutien précoces et intensifs, avec réhydratation et traitement des symptômes, améliorent la survie.
L’accord RDC-USA sur l’exploitation des minerais est un outil, pas une solution miracle. Il offre un cadre pour attirer des capitaux américains, mais l’impulsion du développement doit rester interne. Si le gouvernement congolais ne s’attaque pas frontalement à la corruption et ne force pas la transition vers une économie de transformation, cet accord ne sera qu’une ligne de plus dans l’histoire de la spoliation légale des ressources du Congo. La lucidité impose de dire que le salut de l’économie congolaise ne se trouve pas à Washington, mais dans la profonde réforme de l’État Congolais.
La République Démocratique du Congo est mondialement reconnue pour être un scandale en ressources naturelles et en potentiel économique. Cependant, malgré ces atouts, le climat des affaires reste instable, entravé par des défis tels que la guerre à l’Est, la corruption, l’instabilité politique et le manque de politiques claires de développement. Depuis plusieurs décennies, ces facteurs nuisent non seulement à l’attractivité pour les investisseurs étrangers, mais étouffent également l’esprit entrepreneurial des jeunes Congolais.
Selon le récent rapport du PAM, la République Démocratique du Congo fait face à un niveau record de 28 millions de personnes en situation de faim aiguë. L’agglomération de Kisangani, troisième plus importante ville située dans le Nord-Est, subit en plein fouet les répercussions indirectes de cette crise multidimensionnelle. Le conflit communautaire Mbole-Lengola , a pris une ampleur ethnique entre 2022 et 2024, dans plusieurs territoires de la province de la Tshopo. Ce conflit, ayant fait plus de 500 morts, a englouti cette dernière dans une inflation de prix de denrées alimentaires, dû en majeure part au grand nombre d’agriculteurs déplacé. Dans ce contexte, les femmes maraîchères, un groupe d’actrices œuvrant dans l’ombre, joue un rôle déterminant dans l’alimentation des ménages de Kisangani.
Malgré le rôle clé de la femme dans le commerce, l’agriculture et l’artisanat, elles font face à des obstacles socio-culturels, économiques et juridiques qui freinent leur émancipation. L’accès limité à l’éducation, les stéréotypes de genre, l’absence de politiques favorables et la faible application des lois sur l’égalité perpétuent ces inégalités. Renforcer leurs capacités, soutenir l’entrepreneuriat féminin et garantir leurs droits apparaît indispensable pour un développement durable et inclusif.
La création d’entreprise constitue un moteur essentiel de l’innovation et un levier incontournable pour la croissance économique. Elle permet à la population d’aspirer à un meilleur bien-être. Pourtant, en République Démocratique du Congo (RDC), la liberté économique reste un idéal difficile à atteindre. Les entrepreneurs sont confrontés à de nombreux obstacles dès les premières étapes. Même ceux qui parviennent à lancer leurs activités se heurtent à un environnement fiscal et administratif pesant, ce qui explique pourquoi plus de 40 % des nouvelles entreprises ferment en moins d’un an.
La République Démocratique du Congo, en particulier sa région de l’Est, est depuis plus de trente ans le théâtre de conflits armés. Les diverses guerres ont non seulement déstabilisé le pays sur le plan politique et social, mais elles ont également plongé les femmes dans une situation économique précaire. Les petits commerces et les activités génératrices de revenus, souvent portés par les femmes mères au foyer, sont perturbés, voire détruits. Pourtant, face à cette réalité douloureuse, certaines femmes congolaises refusent de se laisser abattre. Elles s’organisent, se mobilisent et prennent leur destin en main, devenant ainsi les actrices principales de leur propre liberté.